dimanche 30 mars 2008

Nul ne skie assez doucement pour glisser sans laisser de traces. (Proverbe finnois)

J'en rêvais, Vincent l'a fait ! Il m'a emmené skier ! A peine la nouvelle colocataire Erika débarquée, nous sommes partis direction Québec. Retrouvailles, mangeaille, discutailles... le tout sous de beaux flocons dans la vieille ville, déjà bien recouverte !



Une chute de neige qui a bien failli nous empêcher de glisser sur les pentes... mais pas sur la route ! Plus de peur que de mal, après quelques péripéties, nous arrivons au Massif de Petite-Rivière-Saint-François, une station au nom très prometteur! Et nous n'avons pas été déçus : de la bonne neige, du beau temps et surtout une vue splendide sur le Saint-Laurent. Du ski entre ciel et mer et l'impression de se jeter dans le fleuve lors des descentes, que demander de plus ?





On s'est bien amusés et je me suis bien éclatée sur certaines bosses, mais j'ai aussi eu quelques frayeurs ! Une piste appelée "sous-bois" = un champ de bosses avec un arbre tous les 50 centimètres... J'en ai frôlé un de très très près, mais c'était bien l'fun !



Et voilà les trois colocs réunis !


Bisous à vous !

mardi 25 mars 2008

New York est une ville hospitalière, quand on est seul un jour de fête. Tout est ouvert. (Delia Ephron)

Il était une fois quatre filles, une grenouille et quatre paires de bonnes chaussures. Elles décidèrent un jour de se rendre à la Grosse Pomme, alias la ville qui ne dort jamais, New York !

Notre guide attitrée


Billets de bus achetés, auberge réservée, sacs bouclés : tout était fin prêt. Après 7h30 de trajet, elles posèrent sur le sol américain leurs pieds. Ces pieds infatigables qui allaient durant ces trois jours de congé pascal parcourir les quartiers new-yorkais. Et pour commencer les quais du métro. Un des plus grand du monde avec 468 stations desservant les 5 boroughs de New York. Devant l’air étonné et perdu de ces demoiselles, une bonne âme les a aidées à se repérer. Elles purent donc se rendre à l’auberge de jeunesse et visiter le quartier alentour, le cou et les yeux tendus vers les skyscrapers : Hudson River, Broadway, Central Park avec ses coureurs, ses touristes et ses sentiers, la bibliothèque toute de marbre vêtue…et poussèrent jusqu’à Times Square et ses panneaux publicitaires à n’en plus finir.

Les skyscrapers depuis Central Park


Broadway, encore capitale de la comédie musicale

Après s’être gavées de M&M’s dans la boutique du même nom et avoir admiré l'arrière-train de Titi (mais pas celui de Grominet), nos compères prirent ensuite la direction de ce géant de 381 mètres (102 étages), l’Empire State Building, qui tient son nom du surnom de l’Etat de New York. 7 salles d’attente et une photo plus tard, les voilà au sommet : comme promis une vue imprenable sur New York les attendait. Tant d’émotions, ça creuse : un bagel et ça repart… en bus et en ferry vers Staten Island. Un trajet gratuit qui leur a permis de rencontrer la Liberté éclairant le monde, plus connue sous le nom de Statue de la Liberté, sous le soleil couchant.

Mieux vaut être bien accrochée là haut



Est-il nécessaire de la présenter ?

Un pique-nique au fromage au goût fantôme et un gros dodo plus tard, nos quatre (euh, non, neuf) héroïnes s’aventurèrent dimanche matin à Harlem. Elles poussèrent avec curiosité la porte d’un église et purent ainsi assister à une messe gospel. Les oreilles encore résonnantes de ces chants vibrants, elles prirent le chemin de Greenwich Village pour y déguster un hamburger digne de ce nom et gambadèrent joyeusement dans SoHo, Little Italy et Chinatown pour enfin débarquer sur le pont de Brooklyn.


Pour démarrer leur dernière journée, les quatre jeunes filles s’offrirent un véritable breakfast. Pancakes aux fraises ou au chocolat pour les unes, au bacon pour l’autre. C’est qu’il leur fallait prendre des forces avant d’arpenter le MoMA, le musée d’art moderne. Elles y trouvèrent des panneaux blancs, noirs et bleus, des déchets, des gribouillages et, le comble, une toile déchirée ! Mais heureusement il y avait aussi des œuvres de Picasso, Klimt, Miro, Kandinsky, Matisse, Van Gogh… de quoi améliorer leur culture !
Pour se récompenser, elles s’offrirent un peu de magasinage le long de la 6e et de la 5e avenue avant de reprendre, fatiguées mais ravies, le chemin vers Montréal…


Du blanc...

... à la couleur


Pour voir les photos de leur escapade, c'est par ici

jeudi 20 mars 2008

Le hockey sur glace est un savant mélange de glisse acrobatique et de Seconde Guerre mondiale. (Alfred Hitchcock)

Pour faire taire les mauvaises langues qui voudraient me faire passer pour un être vil et incapable de prendre soin de ma chère petite grenouille, voici la preuve du contraire.
J'ai emmené cette chère Fripouille jouer au hockey.


Bon, autant vous le dire tout de suite, je suis une vraie quiche. J'ai passé un petit quart d'heure à essayer de tenir correctement mon bâton (pour ma défense c'était un bâton pour gaucher), j'ai réussi une fois sur 40 à ne serait-ce qu'effleurer la rondelle, alors pour ce qui est de faire des passes et de marquer des buts, je ne m'étendrais pas sur le sujet. Point positif, dans le feu de l'action, j'ai réussi à maîtriser mes patins et à presque freiner. Il va sans dire que je n'ai pas eu froid, les joues rougies par l'effort et, avouons-le, par la honte !

Conclusion : le hockey, c'est vachement bien à regarder ! Mais je ne renoncerais pas, foi de Laurène !

A la revoyure !

mardi 18 mars 2008

Les mystères les plus profonds résident dans les objets naturels les plus simples. (Ludwig Feuerbach)

L’heure est grave. Je constate que mes jeux ne font pas d’adeptes ! Pour ceux (merci à vous !) qui ont participé, voici le résultat des palabres. La première photo représentait mon bonnet saupoudré de neige, et la deuxième un détail des croquants à l’avoine et aux raisins. Voici la photos dézoomée.


Je profite de ce petit mot pour diffuser une photo de Fripouille, copyright Aurélie. Si vous vous demandiez ce qu’elle (Fripouille, pas Aurélie) fabriquait ces jours-ci, ben voilà la réponse.


Post Scriptum : si vous désirez d’autres jeux mégagéniaux, vous pouvez m’envoyer un courriel de supplications.

lundi 17 mars 2008

J'ai dit quelque part qu'il ne suffisait pas d'entendre la musique, mais qu'il fallait encore la voir. (Igor Stravinsky)

La semaine dernière fut culturelle et me remplit les yeux et les oreilles : match d'impro, cinéma et pour terminer en beauté, petit concert de folk québécois. Le groupe s'appelle Bon débarras, un nom pas du tout prophétique ! Un trio d'excellents musiciens et chanteurs, aux influences diverses de l'Amérique francophone. Et cerise sur le sundae, on a eu droit à de belles démonstrations de gigues ! Pour écouter ces joyeux lurons, c'est par ici.

Parce que je voulais aussi me remplir le cerveau (et le ventre, faut pas se laisser abattre), samedi je suis allée à la grande bibliothèque de Montréal : elle mérite vraiment son nom ! Pour la gourmande que je suis, découvrir que trois rayons entiers étaient consacrés uniquement à des livres de cuisine m'a arraché un véritable "wow" sonore. Et évidemment, il a fallu que je choisisse un livre où les mesures sont en grammes et pas en tasses ! La présence de la recette des speculoos aurait dû m'avertir pourtant...

Pour faire tout ça, le plus souvent, je marche. Ou pour être plus précise, je sautille, j'enjambe, je patauge, je tâtonne... entre les plaques de verglas, les flaques, les tas de neige et les autres passants. Ces jours-ci, le parcours appart-métro tient plus du parcours du combattant (observation-estimation-action) que de la petite promenade et m'a valu deux belles chutes sur les foufounes*!

Pour finir, j'ai rencontré un écureuil qui a des habitudes alimentaires bizarres :


A tantôt les amis !

* les foufounes sont les fesses !

samedi 15 mars 2008

Nettoyer une maison pleine d'enfants est aussi efficace que de dégager une allée à la pelle pendant une tempête de neige. (Phyllis Diller)

Diantre, j'ai pris du retard ! Allez, on va rattraper ça ! Attention, informations !

La fin de semaine dernière, une belle tempête de neige s'est abattue sur Montréal. L'occasion d'avoir la réponse à la Question Que Vous Vous Etes Tous Déjà Posée Mais Sans Jamais Avoir Osé Le Demander : mais pourquoi donc fait-il plus froid à Montréal qu'à Paris ?

Latitude de Paris : 49° Nord. Latitude de Montréal : 45° Nord. Seulement 4° d'écart et pourtant, la température moyenne de janvier est très différente : +6°C pour Paris, -6°C pour Montréal...
Mais alors, pourquoi il ne fait pas plus froid à Bordeaux, qui est à la même latitude que Montréal ? Et pourquoi fait-il si beau et chaud à Dunkerque ?

C'est que ce n'est pas une question de latitude dans le cas qui nous intéresse, mais de courants marins. Ces courants sont régis par la force de Coriolis. Cette force due à la rotation de la terre est négligeable la plupart du temps mais pas dans le cas des déplacements d'air et des courants marins. Désolée de casser le mythe mais elle n'a rien à voir avec le tourbillon qui se forme dans votre évier quand vous avez fini la vaisselle !

Revenons à nos moutons (gelés). L'Atlantique Nord subit deux courants marins : l'un, le courant du Labrador, provient de l'Arctique, l'autre, le Gulf Stream, vient de la mer des Caraïbes. Tous deux sont dûs aux vents qui soufflent sur l'océan. Sous l'effet de Coriolis, le courant froid du Labrador est dévié vers l'ouest, soit vers "sa droite à lui" = direction le Canada. Le courant chaud du Gulf Stream est dévié vers l'est, soit vers "sa gauche" = direction l'Europe.
Ceci explique cela : un climat tempéré en Europe (surtout à Dunkerque) et de belles tempêtes de neige au Canada !
Bon, d'autres paramètres entrent en compte, mais c'est assez compliqué et je sens que vous êtes déjà en train de bailler !

Pendant la tempête, ça soufflait, ça crachait, ça virevoltait dans tous les sens ! En sortant à peine 10 minutes, je me suis transformée en bonhomme de neige mais je n'ai pas regretté !
Sans plus attendre, donc, des photos de cette belle tempête !

Là, je sens que vous allez vous dire "Meuh, c'est rien du tout !". Je vous assure que cette photo n'est pas du tout représentative de la réalité. Pour vous donner une idée, imaginez que les seuls éléments corporels que je voyais chez les gens que je croisais étaient les yeux (à moitié fermés avec une expression genre mécontente).



Et le lendemain...


... voilà à quoi ressemblait ma rue !


Le cadre rêvé pour s'adonner au sport local : le pelletage !


Plein de becs

jeudi 13 mars 2008

L'insecte humain ne se décourage jamais et recommence de grimper. (François Mauriac)

13 mars 2008. L'heure est venue pour une des alpinistes de relever à nouveau le défi. En effet, depuis la première ascension du Mont Bayard, la neige est tombée en masse et le drapeau a été enseveli.
C'est donc munie d'un nouvel étendard et sous un beau ciel bleu que l'alpiniste a gravi pour la seconde fois cette montagne hostile et dangereuse.


Le drapeau a été fièrement planté au terme d'une ascension de 5 minutes et 45 secondes. Fripouille l'accompagnait mais elle était victime de vertige et n'a pas osé sortir de sa poche.



Y aura-t-il une troisième ascension ? A suivre...

mercredi 12 mars 2008

Les seules conférences au sommet qui riment à quelque chose sont celles des alpinistes ! (Bernard Cusseta)

Jeudi 21 février 2008. C’est le grand jour pour les 5 alpinistes qui se préparent physiquement et mentalement depuis deux semaines. Personne encore n’a réalisé l’exploit qu’ils s’apprêtent à accomplir. Aujourd’hui, ils vont aller là où nul autre n’a posé sa trace. Ils vont gravir pour la première fois dans l’histoire le Mont Bayard, qui culmine à 341 mètres.

Armés de piolets et de chaussures à crampons, leur ascension débute à 15 heures, 43 minutes et 27 secondes. Ils ont fait le pari de partir sans oxygène. Les premiers mètres se franchissent aisément, la troupe a le moral au beau fixe. Le sommet se rapproche lentement. Très vite, le souffle vient à manquer. Une des alpinistes s’effondre.


Quelques minutes plus tard, elle reprend son souffle et toute la troupe poursuit son ascension. Le drapeau est planté à 15 heures, 48 minutes et 3 secondes. Le Mont Bayard leur appartient.

samedi 8 mars 2008

jeudi 6 mars 2008

Si tout le monde appuyait fermement du pied droit sur le sol pour freiner, le temps passerait moins vite. (Roland Topor)


Un mois au Québec =

-20 messages sur ce blog

-15 glissades : 6 en luge, 4 dans la rue, 3 dans des escaliers, 2 en patins

-10 chutes de neige

-9 articles en cours

-8 nouveaux endroits découverts

-7 prises de tête avec les mesures québécoises

-6 expressions maîtrisées

-5 découvertes culinaires : poutine, tire d'érable, queue de castor, beurre de cacahuètes, bagels

-4 égarements dans les rues

-3 grimpettes au Mont-Royal

-2 matchs d'impro

-1 déneigement d'escalier

et...

-"tant que ça" de photos

-"au moins ça" de sourires

mardi 4 mars 2008

La vie offre toujours deux pentes. On grimpe ou on se laisse glisser. (Pierre Hebey)

Samedi 1e mars : Nuit blanche à Montréal ! Avec l'équipe OFQjienne habituelle, nous avons d'abord été écouter du gospel qui n'en était pas vraiment, nous promener sur le vieux port, visiter le musée du château Ramezay (où il y avait une expo sur "Rocket" Richard, la légende du hockey)... et surtout nous avons beaucoup fait la queue ! J'attendais avec impatience d'aller danser le disco à l'hôtel de ville, mais malheureusement il y avait tellement de monde que nous avons rebroussé chemin !

Dimanche, luge à la montagne ! Prenez trois filles (Julie, Soizic et moi), une luge, les pentes du Mont-Royal... et vous obtenez ceci (regardez bien la fin !) :


video

Avant cette descente ultime, nous nous sommes promenées autour du lac des Castors. Dans le fond, on aperçoit l'oratoire St-Joseph.



Nous sommes ensuite retournées au belvédère. Cette fois-ci le temps était clair :




Pour voir le panorama en plus grand, cliquez dessus !

A bientôt !

dimanche 2 mars 2008

Pour réussir, il ne suffit pas de prévoir. Il faut aussi savoir improviser. (Isaac Asimov)

J+ presque un mois ! Au programme de la semaine dernière, un match d'impro et la visite au clair de lune du Biodôme.

Un match d'impro, késako ? Plantons le décor : une patinoire, deux équipes de 6 joueurs (+ un coach) revêtus de la tenue réglementaire, un (méchant) arbitre, des MC (maîtres de cérémonie) et des cartons pour voter.
Les matchs d'improvisation théâtrale ont été créés par des québécois pour expérimenter une nouvelle forme de théâtre. Ils ont décidé de parodier le hockey sur glace en reprenant la tenue rayée de l'arbitre, les chandails pour les joueurs, les trois périodes de jeu...
Les deux équipes s'affrontent sur des thèmes imposés par l'arbitre. Il leur indique également la nature de l'improvisation (les équipes jouent ensemble dans une impro mixte ou l'une après l'autre dans une impro comparée), ainsi que le nombre de joueurs et la catégorie (de libre à "dessin animé" en passant par "à la manière de Molière").
A la fin de chaque impro, le public vote pour son équipe préférée. Et à la fin du match, les étoiles sont attribuées aux meilleurs joueurs. Justement, ce lundi-là, c'était le match des étoiles. Nous n'avons pas toujours tout compris, mais nous avons bien ri !

Voici quelques exemples des signes d'arbitrage :


Jeu retardé Accessoire illégal
Cliché Jeu retardé


Mercredi, j'ai gentiment reçu une invitation pour aller visiter le Biodôme, situé dans l'ancien vélodrome construit pour les JO de Montréal. Ce fut toute une aventure pour arriver à l'heure ! Je me suis enfoncée quasiment jusqu'aux genoux dans la neige, j'ai dévalé des escaliers gelés... mais ça en valait la peine !
Le Biodôme, ce n'est pas vraiment un zoo, pas vraiment un musée... Quatre écosystèmes y ont été recréés : la forêt tropicale, la forêt laurentienne, le Saint-Laurent marin et le monde polaire. Sous un éclairage bleuté et apaisant j'ai vu des loutres, des lynx, des castors, des chauves-souris... J'ai également pu découvrir le vol silencieux du hibou moyen-duc et le masque en forme de coeur de la chouette effraie.
Je suis ensuite montée tout en haut de la tour olympique. Une fois à 175 mètres, la vue sur Montréal illuminée vaut vraiment le coup d'oeil !

Et pour vous donner un petit aperçu de la neige qui est tombée la semaine dernière, voici quelques photos !







Je vous embrasse !

samedi 1 mars 2008

Arbre à palabres

Venez discuter sous l'arbre à palabres pour un nouveau jeu !
Le principe est simple : voici deux images, à vous de me dire ce qu'elles représentent!



Une gomme à la cannelle offerte pour le(la) gagnant(e) !